De l’haut delà…

Lorsque les grandes absences de la canicule assourdissent nos paysages et s’installent au seuil immobile de nos itinérances, il est doux de faire mémoire des marches sur la neige…
Celles des hivers sirupeux comme celles des longues hauteurs, damnées à l’Eternité, agonisantes de crasse minérale. Des cheminements blanchis qui entretiennent de savoureuses correspondances “génétiques“ avec ceux de l’été. Chaleur et neige font causse commune : elles aplatissent nos reliefs, nos envies et font le silence. En nous et hors de nous. L’une nous broie d’en haut, l’autre nous aspire d’en bas.
Tout à la fin, la marche est toujours un vertige.
De l’haut delà…